Clément.png
Clément Striano

Plasticien diplômé des beaux-arts de La Réunion en 2012, Clément Striano travaille le dessin comme médium d'expression, de dialogue, d'imaginaire, de simplicité. Son trait épuré est le fruit d'une recherche du juste, du lisible qui accueille chacun avec douceur. Sensible à l'esprit de l'enfance dans sa liberté, dans sa naïveté au premier degré, Clément Striano propose un univers teinté d'humour et de culture populaire.

 

En 2011, il développe un projet intitulé Pansez les objets qui s'attache à un regard résiliant sur les objets cassés, un point de vue réparateur qui nous invite à ne pas nous engouffrer dans un pessimisme blessant.

 

C'est en 2013 qu'il intègre l'équipe de Constellation. Il s'implique alors dans les projets de création, développe un univers graphique et sera en 2014 responsable de l'atelier de sérigraphie proposé par l'association. 100 Chaises, sa première exposition personnelle produite par Constellation, a lieu en décembre 2014. 

Depuis 2016, il produit des oeuvres- installations où l'objet manufacturé se met au service d'une vision ludique et mobile, entre légèreté et gravité. En 2018, il aura sa première expérience de mise en scène avec Starlight, voyage visuel où chacun joue à s'imaginer. 

Grand fan de sport, il se lance la même année dans un projet sur le basket- ball intitulé Dunkorama.

Artiste associé de Constellation, Clément est à la tête de l'atelier de sérigraphie et accompagne aujourd'hui les différents projets de l'association en tant que directeur artistique et commissaire d'exposition.

clément.jpg
3 questions à Clément Striano

- Tu as su que tu voulais devenir artiste quand... ?

 

Je ne suis pas du genre à dire que j’ai toujours rêvé ou je me suis toujours senti une âme d’artiste. C’est un pur hasard, je ne voulais pas aller à la fac, j’ai vu le concours pour l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion. Je l’ai passé, j’ai été pris. J’ai beaucoup observé, j’ai cherché ma place pendant longtemps et j’ai enfin compris que j’étais au bon endroit après mon diplôme de 3e année. J’ai trouvé un langage, des codes, une façon de travailler qui me correspondait.

- Un mot pour caractériser ton travail ?

 

J’ai deux mots d’ordre que je cherche à retrouver dans chaque projet : simplicité et dérision. J’aime aller à l’essentiel, c’est que j’ai appris en travaillant avec des designers. Mon travail plastique est pluridisciplinaire, mais j’affectionne plus particulièrement la serigraphie et le volume.

- 3 artistes qui ont compté pour toi ?

 

5.5 designers, c’est collectif de designers français qui avait lancé Réanim un projet qui consiste à soigner comme le ferait un médecin, des objets cassés. Ce projet a beaucoup influencé mon travail de diplôme. 
Tyrrell Winston, un artiste new yorkais qui crée à partir de d’objets et de déchets qu’il trouve dans la rue. Il a toute une série d’installation avec des ballons de basket dégonflés qui me fascine.
Ricardo Passaporte, un peintre qui travaille principalement les objets de consommation. Il a travaillé pendant une période sur le logo de la marque Lidl. Il a un trait de dessin naïf qui me plait beaucoup.