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Peinture Icône / Acrylique sur toile / 14,5 × 19,5 cm / Décembre 2025.

Icône 76 / Nathan Lopez Romero

80,00€Prix
Taxe Incluse
Quantité
  • Nathan Lopez Romero ne sort plus de chez lui depuis qu’il a une fenêtre. À l’intérieur de ce cadre en PVC, à travers un double vitrage douteux, il fait face à une source d’inspiration intarissable. L’artiste documente son quotidien minutieusement. Il collectionne la lumière, le temps et la météo dans sa palette de deux couleurs. Entre le jaune et le bleu, se dessinent la pergola des voisins et le soleil. Entre le vert et le rose, émergent la verrière et la monstera de l’immeuble d’en face. Dans un équilibre précis, il crée un patchwork d’architecture, de végétation et d’intimité. Car il s’agit aussi de cela, de parler de lui en montrant ce qu’il voit.
    Parfois, sa peinture devient sculpture. Il découpe ses toiles en petits
    rectangles pour les recomposer sur des bâches. Tendue dans l’espace
    d’exposition, une nouvelle fenêtre se crée. À la manière d’un Hans Peter
    Feldmann, il devient voyeur, agençant et juxtaposant chaque rectangle de toile sur une bâche armée et transparente. Côté pile, c’est une auto-fiction d’images picturales issues de son quotidien. Côté face, une installation énigmatique qui nous invite à une projection, presque méditative.
    Il offre ainsi à voir autre chose, Nathan devient le paysage. Il y a la
    Drôme, la Réunion, et Perpignan aussi parfois. Il y a la fatigue, la paresse et les voyages. Il serait très fort pour faire des vlogs, mais il a choisi la peinture et c’est tant mieux pour nous.
    David Pons

  • Reste(s) rassemble des paysages qui n’existent pas encore ou plus tout à fait.
    Dans ces compositions fictives émergent des fragments d’architecture et de végétation, des silences colorés. Des mondes flottants, presque familiers. Ces mises en scène ne décrivent pas un monde, elles le suggèrent; une stratégie de l’effacement.
    Autant de souvenirs diffus, d’assemblages complexes qui composent un territoire pictural instable. Ici, l’espace n’est pas donné, il se construit. La peinture devient un outil génératif capable d’agencer, de
    déplacer et construire les bribes de ce monde. Il ne s’agit pas tant de lieux représentés que d’espaces en devenir, des scènes en transit, passagères où les formes naissent et se dissolvent pour réapparaître
    ailleurs comme un souvenir qui insiste.
    Ce qui surgit n’est pas une retranscription du réel mais un espace de la vision: un territoire mental et autonome que l’on traverse et assemble comme on recompose un souvenir un peu flou. Les images restent
    en suspens, ouvertes et disponibles.
    Et si il y a dans ces compostions des images précises, c’est n’est pas par fidélité documentaire mais parce que la mémoire fonctionne étrangement; capable d’oublier ce qui a été mangé le matin
    même quand la silhouette d’un arbre ou la lumière d’un instant se conserve dans une troublante exactitude.
    Reste (s) s’inscrit dans une forme de banalité poétique, un regard endotique porté sur son environnement. Une lecture non hiérarchique du réel, où l’image ne renvoie à rien d’autre qu’à elle-même ; à son propre mouvement, à sa propre logique d’organisation. Un espace spéculatif sans spéculation.

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