« Tous nos jours sont planifiés, ils n'échappent pas au grillage du calendrier. Les jours de Cilaos sont différents, ils gardent l'invisible du quotidien. Le temps que prennent les broderies peutdifficilement devenir un point de repère. Alors, on perd le comptage de jours et à la place, oncompte les fils, qu'on doit enlever, lancer, faire passer et ainsi de suite dans une boucleinterminable de gestes. Le rythme est donné par la lumière du jour qui rentre par les fenêtres ...On travaille la toile de lin comme on travaille une sculpture, on taille avec l'aiguille. »
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