Emma Di Orio

Dernière mise à jour : 18 sept.

Sentiment océanique

12 La Galerie

du 10 septembre au 8 octobre 2022


« Le sentiment océanique est une notion psychologique ou spirituelle formulée par Romain Rolland, influencé par Spinoza, et qui se rapporte à l'impression ou à la volonté de se ressentir en unité avec l'univers (ou avec ce qui est « plus grand que soi »), parfois hors de toute croyance religieuse. Ce sentiment peut être lié à la sensation d'éternité. »


Un jour au détour d’un article Emma Di Orio tombe sur cette expression : « le sentiment océanique »... L'expression la séduit, elle s'embarque donc dans une recherche pour en savoir plus. Le concept est rattaché à des notions de psychologie complexes, mais à la lecture de ces définitions, l'artiste se rend compte que ce sentiment ne lui est pas étranger... Bien au contraire, elle a déjà ressenti plusieurs fois ce sentiment...


« Il s’agit d’une sorte d’élan mystique et de confusion avec le grand Tout, comme la vague dans l’océan. »


Et c'est bien ce qu'elle ressent : " Lorsque je me laisse flotter à la surface de l’eau à la mer ou au bassin et que mon esprit n’est fixé sur rien de particulier mais qu’il est juste là, une petite particule parmi les milliards de particules qui constituent notre monde, notre réalité, notre univers. Ou encore lorsque j’observe mes plantes, la nature en règle générale où je me sens ne faire qu’un avec elles."


Cette exposition, elle a donc choisi de l'aborder à la première personne : " j'ai voulu retranscrire mes sensations à travers l’image, je questionne ici cette sensation de faire un avec le tout, de faire partie du microcosme mais aussi du macrocosme qui nous entoure et qui fait de nous ce que nous sommes : aquatique, végétal, animal, minéral et éther."


Ce travail parle d’émotions, de notre faculté à ressentir le monde invisible et impalpable qui nous entoure ; de notre capacité à déconstruire et abandonner le rationnel dans notre façon de percevoir notre environnement ; de notre potentiel à savoir rêver, tout simplement...



" Je questionne ici la sensation de faire un avec le tout..."

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Emma Di Orio en quelques mots...


Emma Di Orio est une jeune artiste Réunionnaise. Après trois ans à l’École des beaux-arts du Port (ile de la Réunion), elle a travaillé dans plusieurs structures associatives en tant qu’intervenante en art plastique puis en tant que médiatrice culturelle. Artiste associée de Constellation et de TÉAT Réunion, elle développe de nombreux projets artistiques solo ou collectif.


Puisant son inspiration dans son parcours personnel et ce qui fait son quotidien, elle développe un univers féministe et fantaisiste peuplé de déesses, de végétation luxuriante et de créatures étranges, aux frontières du rêve et de la réalité. Ses oeuvres singulières et engagées, évoquent également les questions d'identité en mêlant sensualité et provocation, pop et underground.



- Tu as su que tu voulais devenir artiste quand... ? J’ai su que je voulais être artiste depuis toute petite. J’ai aimé dessiner très tôt et plus le temps passait, plus cet amour du dessin s'affirmait. J’ai vite compris que je voulais en faire mon métier. - Un mot pour caractériser ton travail ? Pour faire court je dirais « instinctif » j’aime laisser parler mes émotions pour créer, les sensations primaires comme l’instinct et l’intuition. J’aime quand c’est simple et efficace d’où le style souvent naïf de mes œuvres. Pour parler technique celle que j’affectionne et qui est la base de mon travail c'est le dessin. A partir de là je me laisse la liberté de l’adapter à des medium différents comme la peinture, le graffiti, le tatouage, le dessin numérique, la sérigraphie etc... - 3 artistes qui ont compté pour toi ? Max Ernst car j’adore le mouvement surréaliste et j’aime l’approche organique qu’il apporte dans son travail pictural. Il y a une vraie dimension onirique et hallucinatoire dans ses tableaux, j’aime les univers au frontières. Frida Kahlo pour son engagement féministe et aussi pour l’incroyable complexité de son travail, le symbolisme et la profondeur de ses messages. Il y a aussi ce mélange d’émotion, de douleur physique et de flamboyance qui me touche, la femme écorchée vive. Mzryk et Morisseau pour le trait graphique net et précis, simple et efficace comme je l’affectionne. Un univers barré rempli d’humour et de dérision.